culture

Atlas, neige, thé à la menthe et magie du Maroc

Posted by Fred on July 17, 2016
culture, fred, humeur / No Comments

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En Mars dernier, après une réunion Icann à Marrakech, j’ai eu l’opportunité de partir deux jours dans l’Atlas, pour marcher et aller voir des sculptures rupestres sur le plateau du Yagour. Je n’aurais pas choisi ce trek tout seul, mais nous sommes partis à 3. Avec des chaussures de marches, mais pas de duvets.IMG_2459 Quelques habits adaptés, mais pas trop. En effet, dans la valise se côtoyaient Polaires et costumes. Et puis en général après 6 jours de réunions et soirées Icann, on a plutôt envie de souffler, mais merci à Elaine, qui nous a convaincus de Marcher.

Et vraiment merci. Je ne pensais pas que ce serait si beau. Éprouvant, froid et chaud, frustrant lorsque nous avons dû interrompre l’ascension à cause de la neige, rassurant pour mon genou qui en fin de rééducation passait un test intense.

8 heures de marche par jour. Des chaussures qui ont craqué. Une nuit dans un gîte sans chauffage mais avec beaucoup de chaleur humaine, un guide super, et des paysages à couper le souffle, tout le temps. Des rencontres avec les gens des villages : nous étions dans une vallée (avant de monter sur le plateau) avec trois villages qui ont l’électricité depuis 10 ans, une route depuis deux ans et qui gèrent leur eau en autarcie. C’est un souvenir qui me restera. Merci.

J’ai aimé sentir l’effort, marcher en soufflant, sentir le froid à l’ombre, prendre des coups de soleil sur le nez, me blottir avec trois couches et deux couvertures dans le gîte, pour prendre le petit déjeuner le lenIMG_2427demain matin, parce que quand le soleil revient, on revit.

Je me suis interrogé quand j’ai vu les femmes du village descendre avec 50 kilos de brindilles pour le feu en chaussures en plastique, le tout tenu par une corde, alors que je portais des des chaussures de marche, un sac à dos aux bretelles renforcées, et que deux mules s’occupaient de notre déjeuner. Ces dames ont ri avec nous, partagé le pain et elles sont reparties avec le sourire, et leur fardeau.

Je me suis senti interloqué quand j’ai vu les enfants du village (après l’école) jouer dans les rues, sur les toits des maisons, sans barrières. Quand je pense que j’ai mis des coins en plastiques sur mes tables et meubles quand mon fils a commencé à marcher.

Et surtout j’ai aimé notre guide, qui parlait anglais et français, qui nous expliquait sa région, sa vallée, son pays, avec passion. Le partage avec les muletiers, qui ne parlaient que berbère et un peu français était magique aussi. J’ai même fait un selfie avec la mule.

J’ai vécu un grand moment, humain, paysager, sportif et surtout interculturel. Et c’est comme ça que devrait être la vie. Un grand mélange et partage. Choukran. Tanmirt. Merci.IMG_2406

 

It’s a great wall !

Posted by Fred on April 14, 2013
culture, fred / No Comments

Jumping on the Chinese wall !!

Youhou !!!

Vendredi 12 avril à Juyongguan. Des centaines de marches, toutes plus inégales les unes que les autres….

Avec nos amis du Nic Chinois. What a great day.

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Chinoiseries, Chung Guo, .中国 et casse-tête chinois.

Posted by Fred on September 16, 2012
culture, humeur, internet / No Comments

La Chine fait rêver. On peut y voir un pays mystique, un endroit mystérieux, des ennemis futurs qui vont nous envahir, les représentants d’une sagesse qu’on devrait atteindre en occident ou tout simplement des gens qui vivent à l’autre bout de la terre.

Et quand on se représente la Chine comme un pays structuré et organisé, c’est probablement vrai. Et je me garderai de faire de généralisations. Quoique … dans notre monde des noms de domaine, nous avons en général affaire, à Mailclub, lorsque nous voulons enregistrer des noms, à une organisme central par extension.

 

L’organisme central pour le .fr est l’Afnic. C’est une association née de l’Inria et de chercheurs barbus il y a 25 ans. Et elle reste influencée par l’état, ce qui est discutable, mais au moins sa gouvernance est stable (à quelques détails juridiques prêts). Et avec une gouvernance stable, on peut travailler de façon, stable. Recevoir des infos, claires  99%, demander le détail qui manque et développer telle ou telle nouvelle fonctionnalité.  C’est le cas partout en général.

Sauf dans certains pays…  et si l’Afnic peut compter sur 60 personnes, parfois, c’est une personne qui doit gérer l’extension dans son pays en marge de sont travail actuel, sans budget et parfois avec un intérêt nul de la part de son gouvernement. Dans ce type de cas la, on est vraiment dépendant de l’humeur de l’interlocuteur. Je pense à la Namibie. Une personne. Qui suivant son humeur vous dira oui ou non.

Heureusement, au Mailclub on sait comment la prendre. C’est ca aussi mon job quand je voyage : parler à ces gens pour pouvoir résoudre des problèmes futurs (ou éviter qu’ils ne se produisent.

C’est pour celà que je suis parti à Hong Kong cet été : présenter Mailclub, prendre contact, en complément de ce que les équipes avaient fait en amont. Et parfois je me heurte à une incompréhension. La traduction perd des sens, les sourires sont la, mais on se perd parfois dans les méandres d’une discussion. Problème culturel, qu’il me faut résoudre par plus de voyages, chouette.

Mais quand même, si on regarde la gestion du .cn, ou du .中国, je me dis qu’il y a des choses bizarres. Culture ? Censure ? Internet en Chine n’est pas si simple … Saviez vous qu’il y a 3 ans les noms en .cn représentaient la troisième extension dans le monde ?

Chacun pouvait enregistrer, sans documents, sans contraintes, un .cn. Parfait…. Alors on a vu paraître des problèmes associés à ce type d’extensions :  un peu de cybersquattting (compliqué à combattre) pus aussi un aspect positif :  la liberté totale d’expression. On pouvait enregistrer un nom, sans donner son vrai nom, sa vraie adresse et mettre en ligne un site critiquant le gouvernement.

Ca, cela posait problème. Alors le gouvernement a décidé en quelques jours de lancer une campagne d’épuration. De vérification, de changements de règles. Et nous avons du nous adapter (ainsi que les autres registrars). Et le nombre de .cn est tombé très bas, comparativement à la population du pays (surtout si on compare le ratio Noms / Habitant entre la Chine et les Pays Bas).

Nous nous étions fait à cela, mais c’est désormais reparti : chacun peut avoir son .cn mais à condition de valider certains papiers … Et les informations des trois derniers mois ont changé plusieurs fois, les dates ont fluctué. Bref, si pour nos clients tout s’est bien passé et que l’info a été relayée, ce qui se passe en cuisine est hardcore ! Une interface de test disponible 3 jours avant le lancement, des messages d’erreur qui veulent dire qu’il n’y a pas d’erreur’, des interfaces de contrôle qui ne sont pas encore prêtes …  On sent une culture de travail différente. Après tout, 3 jours pour développer un outil, c’est un temps court si on dispose de 1000 développeurs 24/24.

Bref, j’ai passé un week end parfois frustrant, mais a priori tout va bien. Et je peux dire fièrement que Mailclub a participé à la Sunrise à la seconde près … sans en être sur (aucun message de confirmation) ! Et ce n’est pas fini. Prochaine date : les titulaires de marque ont jusqu’au 29 Octobre pour profiter d’une priorité …  Demain, debrief.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vacances et soleil

Posted by Fred on July 21, 2012
culture, fred, humeur / No Comments

 

En cet été 2012, j’ai remarqué quelque chose. Avec Facebook et Twitter, je sais quel temps il fait à Paris, à Lille ou à tombouctou, grâce aux commentaires rageurs de mes amis virtuels. C’est très utile. Et surtout un peu jouissif;

Oui je vis dans une ville dont le programme culturel tient du bricolage.

Oui les transports en commun ont probablement été coordonnés par une personne souffrant de problèmes de visualisation dans l’espace. Ou stupide.

Oui, cette ville est sale. Et le personnel chargé de la nettoyer n’est pas convaincu que l’amélioration du nettoyage doit être un processus mené tambour battant.

Oui, ici on est tranquille, on s’arrange et c’est parfois insupportable.

Mais bon, au moins il y fait beau. Et il y a une coupe de la ligue des champions qui trône dans la vitrine du club.   Alors finalement on savoure le soleil, l’accès à la mer, les 200 kms pour aller au ski en hiver, les soirées improvisées sur la plage, le fait de pouvoir se garer en double file sans choquer personne.

 

Et alors je le dis bien fort, en cet été 2012, j’ai aimé vivre à Marseille. J’aime aller au pont du Gard, écouter de la musique et savourer l’endroit. J’aime aller au Frioul, découvrir la rade de Marseille illuminée en musique, j’aime me promener dans le Var au Gaou, et savourer le calme de la presqu’ile en écoutant de la pop. Et ce week end, j’écris au son des cigales, au bord d’une piscine, un verre de rosé pas loin, les soucis de l’Icann loin de moi, et je savoure le début de ma 15éme année de vie à Massilia.

 

Ceci dit, il ne faut pas que j’oublie de mettre de la crème.