Musique

Est ce que le son est bon ? who cares !

Posted by Fred on June 03, 2012
humeur, Musique / No Comments

Avez vous déjà vécu un concert de rêve, attendu depuis des mois ? Vous avez pris votre place à l’avance, prévu une baby sitter, vous êtes parti en avance, tout se présente pour le mieux.

Une salle un peu vide, qui se remplit au fil de la première partie, il fait beau, rien ne peut venir gâcher la fête …

Tous les amis sont là, pour assister à cet événement. Mudhoney, groupe d’il y a vingt ans revient d’entre les morts, distribuer ses riffs à Marseille. J’ai même ressorti mon t-shirt de l’époque pour l’occasion (à peine déformé, quasi sans trous). Et nous sommes tout un tas de quarantenaires à attendre….

Le concert débute, un morceau pour se chauffer, un deuxième pour se dérouiller puis… le son vous prend, s’empare de vous et vous allez vivre 1 h 30 en équilibre parmi des sons, des lumières, jusqu’à éventuellement devenir une onde dont la fréquence se cale sur le groupe.  Moment rare, car il suffit parfois de peu pour rater le train du concert. Ce timing serré qui fait qu’on adhère ou pas.

J’ai adoré. J’ai pris le train en pleine face, et en suis descendu épuisé mais heureux. Peu importe la chaleur, le son, les gens.

Et pourtant, si vous êtes un obsédé du son, un peu blasé, il est toujours possible de se plaindre, de ne pas entrer dans la danse, de se trouver des tas de raisons de rester immobile. On peut aussi ne pas aimer. Pas de soucis. Mais, si vous voulez du son propre allez voir Phil Collins. Et il faudra aussi ne plus s’extasier sur le son garage des 60’s, ce son asthmatique et aigu qui faisait le charme de toute une scène de kids enragés. C’est la même chose ici : seule compte l’énergie, la sueur. Il n’y a pas de place pour un son parfait.

Mudhoney s’est nourri de larsens, de caves insalubres et d’effets guitares. Et j’adore. Quitte à passer pour le benêt béat de service : la vie est pourtant simple : A fond !

PS:  il y 21 ans je voyais Mudhoney avec Goons, pour un festival de Reading bien rempli. RIP my friend.

 

 

Qui ira ce soir au concert ?

Posted by Fred on May 20, 2012
fred, internet, Musique / 1 Comment

Il y a 20 ans, voire 25 ans déjà, j’habitais à Dijon, charmante ville bourguignonne.

J’y ai passé mon adolescence, et donc découvert mes premières émotions musicales. Dijon dans les années 80 / 90, c’était assez désert en terme de concerts.

Un palais des sports, deux ou trois petites salles et basta. Si, une boîte de nuit pour découvrir Laurent Garnier et toute la scène techno. L’An-Fer. De toute façon, pour savoir où avaient lieu les concerts il fallait écouter la radio locale, Radio Campus, à des heures spécifiques. Et bien entendu, impossible de savoir à l ‘avance si le concert était annulé, où prendre des places, comment écouter le dernier album du groupe avant de se décider….

Ce blog est il parti pour être un blog de vieux con ? non, pas spécialement, mais il peut frôler avec une certaine nostalgie. Ce sens de l’aventure, de l’effort, ce parcours du combattant pour aller potentiellement assister à une déception ou découvrir la lumière n’existe plus maintenant.

Désormais j’utilise Deezer pour écouter le dernier album (pas de téléchargement illégal chez moi) du groupe que je veux voir. Je prends mon billet en ligne sur digitick. J’avais appris la date du concert par mon Facebook.  En cas d’annulation, je consulte le site de la salle en question, ou je lis la newsletter que je reçois chaque semaine.C’est le plan de mon Iphone qui m’a guidé à la salle.  Pour l’instant, pas encore d’application pour couper la file d’attente au bar, malheureusement.

C’est un progrès indéniable. Un confort. Une souplesse. Mais justement, est ce que cela pourrait déboucher sur une génération moins débrouillarde ? moins acharnée ? qui pourrait abandonner si il faut chercher par delà la page 2 ?  Ou alors tous ces outils, utilisés par des personnes aguerries vont elle permettre à la culture de mieux se répandre ? A chacun de trouver sa voie ?  A des artistes de jouer partout plus facilement ? A des fans de garder le contact avec leurs idoles ?

Je ne sais pas. Je constate en tout cas que les concerts se font de plus en plus nombreux. Impression ou pas ? On dirait que le rassemblement de centaines / milliers d’humains pour écouter ensemble un musique et bouger leurs corps sur un rythme commun n’est pas prête de disparaitre. Et c’est tant mieux. Le seul problème, c’est que maintenant, quand on regarde la scène, on la voir à travers les écrans des smartphones des personnes devant.

Je vais donc continuer mon mix personnel : Disquaire indépendant (Lollipop), Digitick, Facebook et concerts en vrai… Et vais de ce pas écouter The Oh Sees, qui jouent à Marseille le mois prochain, pour me décider.

 

Qui veut venir ? C’est simple, je n’ai qu’à le publier ou le twitter. Et prier pour que mes amis soient connectés.