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2018, année de la suite…

Posted by Fred on January 18, 2018
fred / 2 Comments

En Janvier, on a le choix : présenter ses vœux aux amis, aux connaissances, comme tout le monde, ou ne pas les présenter.

Ne rien écrire parce qu’on ne voit pas pourquoi une simple date serait un moment si révolutionnaire alors qu’elle n’est qu’arbitraire, et ne représente qu’un passage d’une seconde à une autre. Ou juste l’occasion de faire la fête.

C’est un choix, qu’il appartient à chacun de faire, et qui jusqu’à un certain moment restait personnel.

Depuis l’avènement des réseaux sociaux, l’identité digitale d’une personne prend une place plus importante. Et le nombre de contacts à qui l’on peut faire partager cette identité est exponentiel. Linkedin, Facebook, Instagram, Viadeo … Alors ce choix devient visible. Mais il est tellement visible, tellement partagé, qu’il en est dilué parmi la masse des autres messages. Finalement, les vœux, souhaités ou pas, passent inaperçus. Noyés dans une masse de publications sponsorisées, d’ads inspirées par la recherche d’un produit que j’ai déjà acheté et dont je n’ai plus besoin, ou bien recouvertes par du spam pour les avant soldes, les après black friday, les soldes ou ventes privées.

Je choisis donc cette année de me joindre à vous, en retard mais pas trop, pour souhaiter une bonne année 2018 à tous les cookies, les traceurs, les malwares, les profilers et leur famille.

Cette année encore, je donnerai des données sur ma consommation, mes musiques favorites, mes déplacements, mes amis, mais comme nous sommes en 2018, je le ferai avec la Frite.

Après tout, 2018, sera un suite, reste à savoir de quoi.  Pleine de surprise, joie, de plaisirs ? Mais comme tous les ans non ?

La roue du temps est une roue (Un peu de lecture), reste juste à savoir quel est son cycle, son diamètre. Et toute ressemblance avec un autre année serait fortuite. En tout cas les carottes sont cuites, 2018 est bien la, et il faudra faire avec. Ou plutôt en faire ce que l’on voudra. Douceur ? Bonheur ? Heurts ? Rendez vous à la fin de l’année. Et soyons acteurs de nos vies, sans oublier un brin de civisme !

 

To be Neutral ? Or not to be neutral ?

Posted by Fred on December 19, 2017
fred, internet / No Comments

Ces derniers temps, un sujet a fait couler beaucoup d’encre virtuel sur les blogs ou les sites de presse spécialisés. Il s’agit de la neutralité du net.

Cet élément est un fait fondateur et important pour internet. Et même si l’écho qui en a été fait est fort, il a été éclipsé par la mort de Johnny Halliday et la course aux cadeaux de Noël, sujets ô combien plus glamour.

Je suis partagé sur ce sujet. Je fus membre de l’Isoc France, l’Internet Society, qui prône un accès libre et égalitaire à l’internet. Et je partage cette amour de la liberté et surtout de la non censure.

J’ai été en Chine, et je n’ai pas pu pendant une semaine mettre à jour mon statut FaceBook (ce qui en soit n’est pas un drame, je le reconnais) à cause du filtrage réseau.Je n’aimerais pas devoir payer plus pour accéder à Deezer alors que je paye déjà mon abonnement à cette application, juste parce que mon opérateur le décide (si par exemple il souhaitait favoriser Spotify).

Je ne souhaiterais pas vivre le scenario très bien décrit dans l’article de Nicolas Chagny, de l’Isoc, nous sommes d’accord. Mais, il y a un mais.

Je suis aussi chef d’entreprise, en plus d’être utilisateur d’internet.Et je pilote (avec Charles Tiné) une entreprise dont le métier de d’héberger des sites internet : SafeBrands. Ce n’est pas le plus gros opérateur réseau du monde, et je ne prétend pas être le plus mis à mal, mais laissez moi vous décrire une possibilité.

En 2025, mes enfants regardent moins de films à la TV, mais ils ne les regardent que sur leur téléphone. Et quand ils vont chez leur grand-mère en haut de la montagne, il sont content de souscrire à l’option ‘privilège vidéo’ qui leur optimise leur flux pour continuer la série 25 des Marseillais à Calcutta.

En 2025, De plus, l’abonnement internet de base étant tombé à 2 euros suite à la compétition acharnée que se livre les opérateurs, je n’ai plus le même débit en plein centre de Marseille. Évidement, puisque 3 techniciens ou administrateurs réseaux sur 4 ont été licenciés, pour recouvrir les coûts ezt remplacé par des drones, qui peinent à réinventer le bricolage pour fixer un cable cassé. Alors je fais appel à Opérateur Vip, qui agrège des tuyaux de bandes passantes en suivant mon chemin pour toujours me garantir un débit fluide pour ma connexion VPN. Cette option vise à augmenter la stabilité de connexion, plus que le débit, mais cela m’arrange, c’est ce que je cherche.

J’ai aussi plus souvent besoin de voyager, car ma société est situé à Marseille, Paris, Strasbourg. En tant que grand voyageur SCNF, j’ai un accès privilégié à mes billets et à toutes les infos du trafic SNCF.

Ces quelques exemples sont complexes pour l’instant, car ils signifieraient que les opérateurs favorisent tel ou tel flux suivant l’abonnement. Ce n’est pas neutre. Et c’est interdit. Mais c’est utile, surtout lorsque la concurrence tire le prix de la connexion vers le bas, et laisse peu de cash aux entreprises pour maintenir les tuyaux, les machines, les routeurs qui font la solidité d’internet. Et puis en cas de problème grave, qui serait choqué de voir les opérateurs privilégier les flux de transmissions de la police plutôt que les retransmissions Facebook Live d’un massacre ?

Je ne dis pas que je souhaite qu’on puisse facilement censurer un bout de l’internet, sur simple décision arbitraire. Je ne souhaite pas que la fibre Google puisse se retrouver dans une situation où l’internaute ne peut accéder qu’à Youtube, et aux seules vidéos bien indexées.

Mais si on veut un internet neutre, alors il faut arrêter de considérer qu’il doit être gratuit et de vendre ses propres datas en échange de vidéos de chats. Un internet de qualité neutre, à un coût qui permet de maintenir une vraie qualité ? oui. Un  internet sur lequel je n’ai pas a donner toutes mes infos à Google lorsque je me connecte à mes pokemon ? Oui, mais je veux bien en payer le prix.  Et d’ailleurs, ce prix on peut l’estimer : un article intéressant a fait les calculs. 8 Dollars US.  C’est la valeur de vos données. Pour vous garantir un accès à un internet un peu captif. Alors si pour 8 dollars on vend ses données, ses infos, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas payer 15 dollars par an pour avoir une bonne bande passante.  Mais je suis Européen, j’ai un travail, c’est plus facile pour moi.

Si Snapchat avait du payer le volume de données échangées sur un internet pas libre, oui, elle aurait eu du mal à percer. Et la neutralité a aidé. En même temps, il est plus facile de parler neutralité quand on a des Business Angels, et le droit de perdre de l’argent pendant des années.

Alors neutre ou pas neutre ? J’aimerais un internet qui fonctionne, et qui permet aux entreprises de payer les salariés de l’ombre qui le font fonctionner, et qui peut me permettre quelques pass vips, quand j’en ai besoin.  Parmi les partisans de la neutralité, y en a-t-il qui remettraient en cause les pass vip chez Portaventura un jour d’août ?

C’est à nous les utilisateurs, de tenter de gouverner les tuyaux et le contenu. Il y a du travail !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des épices dans mon train train

Posted by Fred on November 04, 2016
culture, fred / 1 Comment

Il y a des pays qui font réagir les gens plus que d’autres.
Et sans vouloir être méchant, ni dénigrer qui que ce soit, quand je dis que je pars à Genève je ne fais rêver personne.
Et pourtant …
La Suisse est propre, la nourriture saine, on n’y est pas embêté dans la rue par les mendiants.

Je suis parti en Inde, pour le travail, certes, mais j’y ai fait un peu de tourisme.
Je n’en avais jamais vraiment rêvé. A part peut être pour danser sur une plage à Goa en portant mes tuniques népalaises de mes 20 ans. Mais avant de partir, avec une préparation un peu raccourcie, j’étais content et inimg_3724quiet.

Inquiet parce que je sentais que je ne pourrais peut être pas faire ce que j’aime faire : manger dans la rue et m’y promener librement. Parcourir des kilomètres nez au vent.

Content parce que j’allais pouvoir me confronter à un choc de culture. Et voir comment j’allais réagir.
Globe trotter ouvert au monde ou occidental ronchon et compatissant ?

Un peu des deux peut être.

Alors j’ai plongé dans l’Inde (enfin un tout petit bout). Avec un airbnb. Mais au milieu de la ville. Et un voyage en train sans fin, mais en classe supérieure quand même. 17 h : la durée de 5 Paris Marseille, pour une vitesse moyenne annoncée de 48 Km/h.

Acheter le billet était une aventure. Avoir le billet parce que je suis un touriste et qu’il y a des quotas exprès pour les touristes, des bancs exprès pour les touristes, c’est spécial. Mais pourquoi pas. Se pencher hors du train en marche pour contempler les montagnes, gouter le Thé avec mes voisines de cabines pendant que leurs maris s’esclaffent sur ma couchette avec leurs amis qu’ils ont retrouvés. J’aime.
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Ne pas réussir à taper sur le clavier à cause des secousses…. mais avoir une prise électrique pour mon pc…. voir le fils de les voisins recharger sa montre androïd pendant qu’un gamin de son age monte dans le wagon pour y vendre des jouets. S’arrêter 20 fois, dans des gares pleines de vendeurs de nourriture, pouvoir commander sa nourriture par téléphone mobile avant le prochain arrêt … J’ai partagé les gâteaux et les graines de digestion (pas si faciles à digérer). Échangé des cartes, fait des selfies en famille.

J’ai choisi le train et pas l’avion, pour aller de Bombay à Hyderabad, et je ne le regrette pas. J’ai adoré.

Arriver dans le centre du pays, à l’aube, avec la sensation d’avoir vécu une aventure, la poursuivre ans un Triporteur lancé à bloc sur l’autoroute à la recherche d’un hôtel qui aurait perdu ma réservation… puis voir tout s’arranger, une chambre prête, une douche confortable, reprendre une connexion wifi, faire ses mises à jour et vérifier s’il y a des pokemons.

Tout cela a été mis entre parenthèses pendant 3 jours. Et ca fait du bien.

Maintenant retour à la normale. et c’est bien aussi (enfin, retour à la normale … on est quand même encore en Inde et il reste une semaine .
Yahoo !!!!

Atlas, neige, thé à la menthe et magie du Maroc

Posted by Fred on July 17, 2016
culture, fred, humeur / No Comments

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En Mars dernier, après une réunion Icann à Marrakech, j’ai eu l’opportunité de partir deux jours dans l’Atlas, pour marcher et aller voir des sculptures rupestres sur le plateau du Yagour. Je n’aurais pas choisi ce trek tout seul, mais nous sommes partis à 3. Avec des chaussures de marches, mais pas de duvets.IMG_2459 Quelques habits adaptés, mais pas trop. En effet, dans la valise se côtoyaient Polaires et costumes. Et puis en général après 6 jours de réunions et soirées Icann, on a plutôt envie de souffler, mais merci à Elaine, qui nous a convaincus de Marcher.

Et vraiment merci. Je ne pensais pas que ce serait si beau. Éprouvant, froid et chaud, frustrant lorsque nous avons dû interrompre l’ascension à cause de la neige, rassurant pour mon genou qui en fin de rééducation passait un test intense.

8 heures de marche par jour. Des chaussures qui ont craqué. Une nuit dans un gîte sans chauffage mais avec beaucoup de chaleur humaine, un guide super, et des paysages à couper le souffle, tout le temps. Des rencontres avec les gens des villages : nous étions dans une vallée (avant de monter sur le plateau) avec trois villages qui ont l’électricité depuis 10 ans, une route depuis deux ans et qui gèrent leur eau en autarcie. C’est un souvenir qui me restera. Merci.

J’ai aimé sentir l’effort, marcher en soufflant, sentir le froid à l’ombre, prendre des coups de soleil sur le nez, me blottir avec trois couches et deux couvertures dans le gîte, pour prendre le petit déjeuner le lenIMG_2427demain matin, parce que quand le soleil revient, on revit.

Je me suis interrogé quand j’ai vu les femmes du village descendre avec 50 kilos de brindilles pour le feu en chaussures en plastique, le tout tenu par une corde, alors que je portais des des chaussures de marche, un sac à dos aux bretelles renforcées, et que deux mules s’occupaient de notre déjeuner. Ces dames ont ri avec nous, partagé le pain et elles sont reparties avec le sourire, et leur fardeau.

Je me suis senti interloqué quand j’ai vu les enfants du village (après l’école) jouer dans les rues, sur les toits des maisons, sans barrières. Quand je pense que j’ai mis des coins en plastiques sur mes tables et meubles quand mon fils a commencé à marcher.

Et surtout j’ai aimé notre guide, qui parlait anglais et français, qui nous expliquait sa région, sa vallée, son pays, avec passion. Le partage avec les muletiers, qui ne parlaient que berbère et un peu français était magique aussi. J’ai même fait un selfie avec la mule.

J’ai vécu un grand moment, humain, paysager, sportif et surtout interculturel. Et c’est comme ça que devrait être la vie. Un grand mélange et partage. Choukran. Tanmirt. Merci.IMG_2406